Biarritz Vs Saint-Tropez

Axoa vs bouillabaisse, combinaison vs string, surf vs jet ski, gâteau basque (à la crème) vs tarte tropézienne…c’est po facile tout ça. Permettez-moi de vous proposer mon aide, toute objective.

La météo : J’ai comme la plupart d’entre vous une passion qui revit chaque été à propos des prévisions météorologiques à 5 jours. Sauf que dans le cas de Biarritz, celui qui arrive à prédire le temps qu’il fera l’après-midi est déjà un demi-dieu. J’ai pu amèrement constaté 3 semaines de pluies intensives en Août il y a quelques années. A Saint-Tropez quand on voit les étoiles le soir, c’est qu’il fera beau et chaud le lendemain. Et ça se vérifie tous les soirs.

La vie nocturne : Alors là, y a pas photo, Biarritz n’est pas de taille face au poids lourd tropézien. Par contre, inutile d’essayer le concours de bites à Saint Tropez, on est spectateur. Je vous passe le cliché, le folklore y est pittoresque. La débauche astronomique de moyens fait plaisir à voir. Le truc serait de pouvoir s’incruster, là, sur le yacht où y a le feu d’artifice privé (qui met grave à l’amende celui du 14 Juillet à Paris), mais si, là, avec le ballet aquatique de nageurs habillés de combinaisons boules de feu. La danse des dauphins en feu dans la mer, ça tue.

La restauration : Les 6€ du café chez Sénéquier et les 24€ du melon/parme du Club 55 ont achevé mes derniers deniers. A Saint-Trop’, quoiqu’il arrive, les billets se tirent de tes poches tels des petits papillons. Pour BTZ, je vous ferai un billet complet sur les adresses qui méritent le détour et aussi les foutages de gueule.

Le localisme : pas de souci, on peut franchement chier sur la tête d’un varois du moment qu’il y trouve un intérêt. Certes le basque est plus rugueux mais il défend sa région. Il est inenvisageable de retrouver un urbanisme aussi anarchique que dans le Var. Des plages privées ? Rires.

La plage : y a une plage à Saint Tropez ? Oui sous les transats, il y a du sable, c’est vrai. Des transats probablement en bois précieux étant donné ce qu’ils te coûtent à la journée. A Saint-Trop’, tu te démerdes à être dans une villa avec piscine et puis c’est tout. Bon mais c’est pas du jeu là, Océan vs Méditerrannée, dunes-de-10-bornes-sans-personnes-en-plein-mois-d’août vs rien. Non ?

Adio les chipirons

Happy Holiday

H-7. Je suis assise devant mon écran, j’ai l’air hyper concentré, genre laissez-moi-travailler-je-boucle-mes-dossiers. Ouf que dans mon job, on a des égo tellement surdimensionnés qu’on s’imagine que toute info qui transite par nos ordinateurs est ultra confidentielle, moyennant quoi, on a des écrans anti-espion. Si si, j’te jure, des espèces de cache, comme des oeillères de bourrin, pour préserver la confidentialité de notre contenu créatif.

Evidemment, mon contenu créatif est ultra confidentiel. De l’information à très haute valeur ajoutée. « Horoscope lunaire : votre mois d’aout amoureux », « Banc d’essai des huiles solaires », et « Quizz : êtes vous faite pour la plage? ». Gratt-gratt. Ça, plus le mini-short taille haute en dentelle chair H&M que j’ai acheté hier, et qui du coup, vient complètement bouleverser le tableau excel réglé depuis quinze jours comme du papier à musique compilant le contenu de ma valise, classé par occasion (jour, soir, apero, ville) et par catégorie (habillé, pas habillé, trop-petit-attention-cacahuètes-interdites), je vous dis pas, je sais plus où donner de la tête.

Combien de paires de chaussures? C’est vrai, ça a l’air con, mais regarde, c’est compliqué en fait. Tu serais tenté de répondre « ben, des spartiates! » oui mais non. Les spartiates le jour où tes pieds ont gonflé, c’est moche. Alors en plus il faut des tongs. Les spartiates le jour où tu veux mettre ton short en dentelle H&M, c’est moche. Alors en plus il faut des talons, open toe. Et les spartiates le jour où tu décides de faire un jogging (qui sait), c’est bête. Alors il faut des bonnes baskets en plus. Ça fait déjà approximativement l’équivalent du volume de valise que ton mec comptait utiliser. Donc, comme tu sais que tu vas de toute façon t’engueuler avec lui comme du poisson pourri parce qu’il aura oublié d’imprimer le memo voyage, tu te dis que c’est le moment de réfléchir à trois autres paires de rechange histoire de grouper les crises conjugales.

H-7, j’ai beaucoup de trucs dans la tête, et trois nouveaux tableurs Office ouverts sur mon ordi en plus de ma page Netvibes. Autant te dire que notre écran anti-espion est plus que jamais d’utilité publique, et à en juger par les différentes expressions lascives de mes potes d’open space leur contenu créatif a l’air de la même importance diplomatique que le mien (page youtube officielle de Kelly Slater, meteo Hossegor, google « combien-de-calories-dans-un-litre-de-pastis »).

Cher lecteur, je te souhaite des supers vacances de la balle sa race qui déchirent leur mère. Moi, je m’en vais enquiller les calories du pastis, plus celles de l’anchoïade, et celles du rosé frais que je vais me coller en perfusion pendant les trois prochaines semaines, parce que mon horoscope lunaire me dit que je vais surkiffer et que les résultats du quizz me confirment, contre toute attente, que je suis faite pour la plage. Unbelibabole, moi qui pensais être faite pour la photocopieuse.

Mouac.

Moustache’s playlist de Juillet

Chose promise, chose due…avec un peu de retard ok.

Pour Juillet, j’ai envie d’acidulé façon eighties, peut-être même de revival des tubes de l’été proposés dans les 90’s par TF1. Je déconne. Enfin à moitié parce que j’ai quand même grave kiffé Roberta à l’époque.

1) Lio – Sage comme une image. C’est certain, ça nous change de la Lio trés relou de la Starac qui se permet des sorties sanctions envers les candidats alors que bon…vous m’avez compris. Mais Lio dans les 80’s, c’est une moue coquine, une sensualité façon lolita…tiens, ça vous rappelle quelqu’un ? Quand je vous disais qu’Alizée n’était qu’un ersatz.

2) Mikado – Naufrage en hiver. J’adore l’univers de ce groupe, le synthé joyeux, les couleurs flashy…pas de doute, on est bien dans les années 80. Et quand un crew comme Plaisir de France les remix, ça donne généralement un track qui distille du bonheur.

3) Stromae – Alors on danse. Ok on l’entend partout le nouveau Brel venu de l’espace. Brel pour le phrasé, l’espace parce qu’on dirait l’enfant caché des frères Bogdanov, version métissé. Un bon beat entêtant façon 90’s, et des lyrics faciles à retenir tellement ils sont d’actualité, font de ce track un des tubes de l’été. Incontournable.

4) Cortney Tidwell – Don’t let the stars keep us tangled up (Ewan Pearson’s objects in space remix). A mes souhaits ! Morceau maintes fois revisité, il est d’ailleurs sur la dernière compil’ IMMER 3 de Mr Michael Maier, c’est dire si ce track est indémodable. J’aime ce côté planant des nappes et cette voix transcendantale semblant venir des cieux. Quoi ? Oui, parfois je mange du Quinoa.

5) Andrade – Merise. Un peu de minimal house, ça ne peut jamais faire de mal.

6) GZA – Liquid swords. Associé à son cousin RZA, roi du sampling et notamment de vieux morceaux de RnB qui donnent ce grain d’authenticité à ce qui se fait de mieux en hip hop, pour sortir ce track qui est de la pure balle.

7) Laid Back – Beautiful Day (Trentemøller vs. Banzai Radio Edit). Avec des morceaux comme ça, il fait beau quoiqu’il arrive.

8 ) Jimmy Cliff – Reggae Night. Woooooowowo reggae night.

9) Tom Browne – Funkin’ for Jamaica. Ab-so-lu-ment.

10) Nightcrawlers – Push The Feeling On. Souvenirs souvenirs.

Voila l’été ohééééééé

Nul besoin de le préciser, vous l’avez remarqué, Mascarouche et moi-même avons clairement levé le pied…enfin surtout Mascarouche.

L’été et son lot d’apéros que l’on pourrait qualifier de « drînner » tant nous mangeons liquide mais spiritueux, de pique-niques qui n’en finissent plus, de soirée respect le rosé la veille mais pas le lendemain et autres fêtes dont tu essaies tant bien que mal de camoufler le souvenir en demandant aux gentils photographes en herbe de supprimer les preuves à charge de ta déchéance de fin de soirée. On se fait vieux. Les cheveux qui poussent à l’envers en semaine, ça se voit aux morning meetings avec les boss…et ça ne pardonne pas.

Mais il n’y a pas que ça hein. Mon objectif de cet été est sans nul doute de toucher le moins possible à tout ce qui se rapporte à de la technologie implicitement liée au job. Donc mise à part mon nouveau jouet que je compte maîtriser pour la rentrée, une vérification hebdomadaire mais néanmoins rapide de mails et de ma messagerie de portable sera amplement suffisante. Cela inclue forcément l’ordi et par conséquent ce trait d’union avec vous qu’est ce blog. J’entends vos sanglots à moitié étouffés comme ceux d’Ingrid Betancourt expliquant que la somme de 6,9 millions de dollars qu’elle demande au gouvernement colombien n’est qu’une somme « symbolique » (elle vient d’être recrutée par l’équipe Winamax)…mais ne vous inquiétez pas, nous ne vous laisserons pas tomber comme ça, on n’est pas des Raymond !

En ce qui me concerne, je m’engage à vous fournir au minimum une Moustache’s playlist de Juillet et une autre pour Août avec des titres différents hein, loin de moi l’idée de vous la faire à l’envers. Peut-être une illustration de mes spots préférés de la côte basque et encore plus hypothétique : un montage des plus beaux tubes que j’aurai pris cet été. Enfin, ça c’est vraiment hypotétique parce qu’il faut du matériel et que rapport à ce que je vous racontais tout à l’heure sur mon éloignement technologique de la période, ce ne serait pas trés cohérent.

Je vous laisse, j’ai mes sacs à préparer. Je vous embrasse, fort.

Mangez-le si vous voulez

Le Parquet a parlé. L’accusation requiert cinq ans de prison dont quatre fermes, ainsi que 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts contre Jérôme Kerviel. Il doit payer sa dette à la Société Générale. Le trader  est à point, cloué sur la roue, la foule cannibale va le manger : nous revoilà à Hautefaye, le 16 aout 1870.

En cette fin de 19ème siècle, Alain de Monéys, jeune périgourdin, se rend à la foire du village pour acheter une génisse. Il est quatorze heures ; au cours d’une conversation, le mot « prussien » retentit et deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, brulé vif, et mangé. Six cent personnes ordinaires, au coeur simple et rongé par l’angoisse de la guerre et la peur panique d’une sécheresse imminente, vont pendant deux heures se partager la graisse brûlée du jeune homme, tartinée sur du pain sec ; au lendemain de ce crime abominable, la petite vingtaine de meneurs poursuivis répondront, hébétés : « Je ne sais pas ce qui m’a pris ». Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Petit rappel historique ici, à peine (et merveilleusement) romancé juste .

Pendant ce temps, dans une chaumière française, une bonne odeur de pot-au-feu, un quinca débonnaire sur le canapé, une femme discrète aux fourneaux. Simple et authentique scène d’intimité conjugale. Les enfants ne sont pas encore rentrés de l’école, enfin ceux qui restent, parce que Véronique Courjault en a tué trois, il y a un peu moins de quatre ans.

Mais que personne ne s’alarme : la justice a parlé, et elle a été rendue. Et chacun sait qu’il faut laisser la justice faire son travail.

DISNEYTRASH Party 3

Attention, cette fête est aux clubbers parisiens ce que la comète de Halley est aux astrologues sauf que les clubbers parisiens n’ont pas à attendre 76 ans pour être émerveillés par tant de majesté.

La Disneytrash Party est la reine mère des fêtes, la Genghis Khan des steppes électroniques, la Attila du déguisement subversif, vous pigez le tableau ?

Imaginé par un collectif de joyeux drilles dont votre serviteur fait partie, elle a vu le jour…plus exactement, la nuit, un 24 Novembre 2007 dans un appartement du Marais gentiment prêté par l’un des membres du crew aujourd’hui hospitalisé à Sainte-Anne pour cause de destruction de bâtiments en règle. Pour sa première édition, seule une petite liste de potes avait été émise (une centaine de personnes) pour se retrouver finalement…à 300 (en rotation permanente jusqu’à 7h du mat’…soit d’après mes calculs, environ 6 000 personnes). Autant vous dire que des enfants ont été conçus cette nuit là.

Quand une fête est unanimement reconnue comme un moment magique…vous savez, ce genre de party dont on ressort sourire aux lèvres, overdosé d’endorphine, capable de hugger Raymond D. tellement on déborde d’empathie…bref, la magie fait le tour des popottes et arrive aux oreilles de GO professionnels de la night. C’est ainsi que pour la deuxième édition, nous avons eu la possibilité de ramener l’univers déjanté de la Disneytrash Party dans le cadre ultra classieux des jardins de Bagatelle. Imaginez des Fées Clochette arborant godes et cravaches, des armées de sauvages Blanche-Neige en bas résilles et maquillages dégoulinants, des Capitaine Crochet transgenre, des Aladin caillera, des Tigrou sans tête, des Minnie putes revendiquant le drapeau rose de l’amour et de la liberté…tout ce merveilleux petit monde lové dans un écrin en plein Bois de Boulogne. L’endroit rêvé pour revister l’oeuvre de Walt avec trashitude.

Pour l’édition 2010, les Disneytrashers remettent le couvert avec l’Institut du bonheur pour accoucher, une nouvelle fois, d’une fête de folie.

J’vous laisse, j’ai un déguisement à trouver.

Date ? 10 Juillet 2010.

Lieu ? Jardins de Bagatelle.

DressCode ? Disney + Trash, Trash + Disney.

Crédit Photo : Merci à C-Reel

Rapport de bon voisinage

Rien n’est plus important que de se sentir bien chez soi. Bibi il enfonce la porte ouverte, n’empêche que lorsque tu te retrouves avec des êtres humains jouissant pleinement de leurs libertés inconditionnelles réunis dans un habitat haut, quadrillé de petites cases que l’on appelle plus communément « appartement », le bien-être passe par une maîtrise pointue de la concession. Plus l’habitat est ancien, plus vous aurez de chance de tomber sur du parquet. C’est inévitable. Si, par malheur, la case du dessus venait à être occupé par une bande d’adulescents dans la phase final du processus de crystallisation de la chenille qui devient papillon, t’es mort.

Alors ? Quelle est la bonne attitude à adopter ?

Fuyez la colère. Certes il est 3h42 ce mercredi, mais non qu’est-ce que je raconte?…ce jeudi, putain de sa race. C’est quoi ça ? ça ressemble à une ambiance de stade, un match de foot, les gens crient, sautent (vous saisissez le rapport au parquet?), font la hola, pissent par la fenêtre…le « devil inside me », cette brute incontrôlable, s’enflamme. I’m on fire. Saut du lit, enfilage éclair de caleçon. 1ére semonce face à la fenêtre teintée de tact, y sont peut-être 28 ou 33 là-dedans. 2éme semonce, toujours en caleçon en bourrinant la porte de gros coups de poing. Vous entendez un des crétins arrivant comme un fou, faire une glissade et se vautrer avant de vous ouvrir. Je crois que tout est dit, regard à la Cary Grant. Doigt menaçant.

Préférez l’approche conciliante. L’apéro. Héhé, bière et éventuellement substances 100% naturelles que le pti gars, plutôt trés cool en fait, vous propose…en arrivant avec ses 5 autres potes. J’avais oublié la bande de potes inséparables. On vit ensemble, les uns sur les autres et inversement. Les dernières années d’insouciance, les liens se renforcent, les sentiments s’exacerbent, les histoires prennent des dimensions surnaturelles d’intensité. Putain j’en chiale. Une vraie madeleine, cet apéro.

Il sera beaucoup plus compliqué de se faire une madeleine avec un couple septuagènaire, qui, de toute façon, ne vous aura certainement pas dérangé à 3h42 à cause d’une partie de Pro Evolution Soccer 2010 trop animée.

J’vous laisse, figurez-vous qu’il se pourrait bien (on ne sait jamais de quoi la vie est faite) que j’organise un prochain dîner des voisins…thème : BBQ merguez/sardines. J’aime bien faire chier.

Une page blanche

Même ceux qui, comme moi, ne sont pas fanatiques du ballon rond ne peuvent rester indifférents face au surréalisme de la période que traverse le groupe France. Je ne reviendrai pas sur la tonne d’analyses plus ou moins pertinentes que l’on nous a proposé depuis 2 jours mais plutôt sur l’enchaînement de problèmes consécutifs à l’éviction de Nicolas Anelka. Comme un jeu de domino, tout s’écroule.

On pouvait déjà percevoir depuis 2006 qu’il n’y avait pas de pilote dans l’avion. Pour mieux l’illustrer, il semblerait que lors de la phase de préparation en Guadeloupe, les joueurs cadres emmenés par Zizou se soient concertés sans le sélectionneur pour se construire un trésor de motivation magnifié par le « on vit ensemble, on meurt ensemble ». Après cette finale manquée mais néanmoins marquante par l’investissement de cette sélection (donnée également perdante), et une fois les derniers joueurs emblématiques de France 98 partis, il restait à la FFF, consciente de la transparence du manager Domenech (je ne suis pas assez qualifié pour dire si cette personne est incompétente, seul l’aspect managérial m’intéresse), à définir une nouvelle stratégie qui permettrait une forte adhésion autour des valeurs du maillot bleu. Sans management, les valeurs se sont délitées au point d’être traînées dans la boue aujourd’hui. Sans leader naturel au sein des joueurs (je n’ose même pas la comparaison entre Deschamps et Evra), capable de rappeler que ce maillot n’appartient pas aux joueurs mais à la nation, il n’existe plus aucun respect :

- ni pour le staff qui, à l’image d’un Duverne dépité de l’abandon de l’entraînement d’hier, trouve encore la force de se mettre en colère face à Evra. Je dis bien  »trouve la force » parce que Mr Duverne, lui, ne lâche rien même si la situation est plus que compliquée. Mr Duverne est un professionnel avec la conscience du devoir à accomplir. Il reste un match et pour le préparer, espérer le gagner, il faut s’entraîner. Il apparaît que nos joueurs sont totalement déconnectés du réel. Ces individus égocentrés pensent-ils réellement sauver le groupe en cherchant un traître ? En ne s’entraînant pas et en voulant réintégrer un joueur délétère et insultant ?

- encore moins pour nous, le public. Quelle image ces joueurs donnent-ils ? Je fais rarement dans la morale à deux balles mais j’avoue que je reste bouche bée devant la manière outrancière dont les joueurs foulent au pied notre dignité. Pendant une coupe du monde, ces personnes sont les VRP de luxe (et je pèse mes mots) de notre pays. Ils sont emblématiques de ce que nous sommes, représentent nos valeurs. Imaginons que ce sont nos enfants. Que dirait les autres parents devant de tels comportements ? A l’étranger, nul doute que nous serons mis dans le même sac que ces sales gosses sans aucune éducation, insolents et hautains.

Et maintenant ?

On efface tout et on recommence.

Les trucs énervants du moment

Number One : Le Vuvuzela. Oui on a compris la couleur locale mais maintenant il faut arrêter et laisser les gens regarder sereinement les matchs. Il s’agirait de grandir hein. Nos gars sur le terrain sont obligés de parler en langage des signes. C’est déjà suffisamment compliqué comme ça pour en rajouter une couche. Et puis c’est difficile de faire comprendre au mec devant toi qu’il est seul…surtout quand il est de dos. Et quand bien même, comment tu fais le signe pour dire :  »tu es seul, vas-y mais faudrait que tu fasses un ou deux passements de jambe et une frappe enroulée » ? Buuuuuuuuuuuu buuuuuuuuuuuuuuu

Number two : les travaux dans Paris. Se réveiller au son du marteau-piqueur et se faire dégoûter de prendre la voiture, c’est un délice. Cela dit, ce n’est même pas en rêve que je prendrai un vélib pour arriver de maniére éco-responsable et néanmoins dégoulinant d’urée au bureau. Et puis, je n’ai pas forcément envie que les gens devinent que je me suis pris un cuiton la veille quand en passant la porte, une effluve d’Absolut me précède.

Number three : Paris-Plage. D’abord c’est antinomique. Ensuite, je vous renvoie au point number two et les conséquences sur la circulation. Et puis la piscine. Non parce qu’il y a un truc avec les piscines en ce moment. Après nous avoir bassiner avec la chasse aux mycoses, on nous explique qu’en fait la combinaison de bactéricides avec nos propres sécrétions seraient toxiques. C’est là que je reviens sur la piscine de Paris-Plage : « t’as vu maman…ma peau…elle s’effrite par endroit. » « Comme si t’avais la lèpre, c’est marrant…ça me rappelle mon voyage en Inde. » Bingo ! Il est fort Delanoë, il nous fait voyager sans qu’on se déplace.

Number Four : Moi. Moi-même, je m’énerve des fois.

Rama 1/2

Petit retour sur un épiphénomène démontrant s’il en était besoin comment l’animal politique profite de chaque petite opportunité pour s’y engoufrer. Parfois l’abstention…de mesquinerie, est nécessaire.

Notre pauvre équipe nationale peine suffisamment à trouver une cohésion de groupe pour que notre secrétaire d’Etat chargée des Sports la fustige sur un problème d’hôtellerie trop « clinquante », et ce à une semaine du début d’une compétition qui, on le sait, permet de gratter de précieux points de PIB et d’indices de confiance d’une population en cas de victoire. Qui pourrait cracher sur un peu d’oxygène économique en ce moment ?

Jugeant pertinent de faire une sortie dans la plus pure tradition démagogique, Me Yade a commis ce qu’on appelle dans le privé, une faute lourde. A la fonction qui est la sienne, on se doit de savoir si c’est le contribuable qui paie l’addition du déplacement ou l’instance organisatrice de l’évènement. Dans le privé, Me Yade aurait déjà reçue sa lettre recommandée avec AR.

Soyons fous et essayons de sauver Rama de sa bévue. Cette remarque aurait pu être pertinente à la sortie de la qualification contre l’Irlande, quand la France était certaine de participer et que les derniers détails du séjour étaient en train de se régler. Pertinente autant que discréte car, encore une fois, rappelons que Me Yade se doit d’être l’un des tous premiers appuis de l’équipe nationale, aux côtés de Me Bachelot. En termes de management, comment comprendre (pour des joueurs de foot en plus) le message que votre ministère de tutelle vous adresse ? On imagine aisément que ce n’est ni l’équipe ni le staff d’entrainement qui s’occupe des réservations d’hôtels. Si Me yade avait quelque chose à dire, c’eut été à la FFF directement sans créer d’amalgame avec l’équipe.

Comment comprendre le timing choisi pour cette sortie ? Forte de ce positionnement d’électrons libres du gouvernement, Me Yade voulait probablement consolider cette image et la capitaliser en termes de sondage. Mais à une semaine de l’évènement, cela apparaît comme un geste politicien, maladroit et intellectuellement malhonnête.

La claque ne s’est pas faîte attendre. Hier, Les bleus se sont désolidarisés de la secrétaire d’Etat, alors qu’était prévue une visite commune du township de Dam Se Bos à Knysna. On finit toujours par récolter ce que l’on sème. Je passe rapidement sur la visite en 3/4 d’heure d’un ghetto, histoire de favoriser la cohésion d’un groupe sur le terreau toujours fertile de la misère humaine et sur les 200 000€ (la moitié du salaire mensuel dedur de résister à la démago) généreusement débloqués par la secrétaire d’Etat pour former des entraîneurs qui officieront dans ce même ghetto.

A nous avoir tiré une balle dans le pied (gauche de Govou), Rama devrait s’en mordre les doigts ou alors je ne comprends plus rien.

PS : je dis « nous », parce qu’il n’y a plus de changements de joueurs ou d’entraineurs, plus d’atermoiements possibles. Maintenant, l’équipe de France c’est « nous ».



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